Les deux visages du stress


Si le niveau de tension est adapté à l'action, il s'agit d'un « stress aidant », car il vous dope naturellement, vous dynamise, vous euphorise pour favoriser votre réussite.

Malheureusement, il peut vite dégénérer en « stress limitant » qui vous paralyse, vous coupe dans votre élan et vous mène droit vers l'échec.


Le « stress aidant »


Il vous pousse à agir en mobilisant vos ressources, vos savoirs et votre potentiel. Il vous permet aussi de dépasser vos limites.

C'est, par exemple, garder son sang-froid dans une situation dangeureuse. Grâce notamment à l'adrénaline, la pression artérielle, la fréquence et le débit cardiaque augmentent, la respiration devient plus rapide, la pupille se dilate, la sudation augmente pour compenser le réchauffement musculaire, le sang afflue dans les muscles périphériques (jambes, bras) et le cerveau, décuplant la force physique pour lutter ou prendre la fuite.

Car oui, la fuite est parfois une solution salutaire. Par exemple devant un gros camion qui veut vous écraser ou face à une brute épaisse qui veut en faire autant.

C'est aussi doper votre intellect par afflux de sang dans le cerveau et augmentation de la quantité de sucre circulant, puisque l'adrénaline est une hormone hyperglyémiante) pour décrocher un travail lors d'un entretien d'embauche ou encore réussir un examen ou battre un record.


Le « stress limitant »


Il vous inhibe, vous paralyse en vous isolant de vos ressources, de vos savoirs et de votre potentiel. Il vous pousse à l'erreur, vous conduit à l'échec et peut même finir par vous tuer (maladie, suicide..).

C'est, par exemple, l'étudiant qui a un trou noir pendant un examen. Ou le postulant qui perd les pédales et sa confiance en lui lors d'un entretien d'embauche. Ou bien la discussion qui dégénère et qui finit par engendrer des réactions de violences disproportionnées. Ou encore un simple challenge professionnel qui se transforme en une énorme pression, tellement forte que l'individu se retrouve comme un ballon d'air sous 30 mètres d'eau. Totalement compressé, il ne lui reste plus que quelques mètres avant d'éclater.

Dans chacun de ces cas, l'organisme ne parvient plus à gérer la pression extérieure et pare au plus pressé pour éviter l'explosion. Il est dépassé par les événements. Inhibé, il ne peut plus rien faire pour s'adapter et faire évoluer la situation stressante.

 

Dernière mise à jour de cette page le 24/08/2009