LES DERIVES D UNE MAUVAISE GESTION DE LA RAGE ET DE LA COLERE

Lorsqu'on ne sait gérer ni la colère, ni la frustration, on s'expose à toutes sortes de désagréments. Par exemple, la racune et le ressentiment sont des tentatives maladroites pour imposer ses limites aux autres. Surtout, ne pas oublier pour ne pas "se faire avoir" à nouveau! Mais comme la colère ne sera pas au rendez-vous le moment venu pour imposer le respect de soi, le ressentiment ne fera que croître inutilement.
La haine provient d'une douloureuse atteinte narcissique. Dans le sentiment de haine, la rage et la colère sont amalgamées et les moyens de réparer la profonde blessure de l'égo totalement inadéquats, car la vengeance n'apaise pas la haine. Le haineux qui "punit" l'autre dans l'espoir de se faire respecter à l'avenir eest bien naïf. C'est comme s'il croyait qu'il suffit de casser la branche qui vient de l'assommer pour être définitivemet protégé des bosses.
Lorsqu'on a appris à retourner la colère contre soi, on ne peut que se faire des trous dans l'estomac. En effet, la colère contre soi-même est inadéquate puisqu'elle met "hors de soi". La colère sert à chasser les intrus, elle est donc absurde lorsqu'elle est retournée contre soi. Imaginez que le président de la France appelle les Français à bouter les Français hors de France.
Lorsque la colère est niée et refoulée, elle vient parasiter l'énergie sexuelle et rend l'acte agressif et brutal (surtout pour les hommes) ou fait se fermer au désir (surtout les femmes). Parallèlement, la colère refoulée va filtrer en provoquant des comportements blessants, un ton coupant, cynique, accusateur, critique ou ironique. Les discours seront émaillés de petites réflexions aigres, gratuites en apparence et visant à blesser.
Le stress, le surmenage, la fatigue créent des bouffées de rage qui sont à lier à la frustration et non à la colère. Enfin, une mauvaise gestion de la frustration ouvre en grand la porte d'entrée de la violence.
Le stress et l'agressivité font partie de la nature humaine et sont nécessaires à la survie et à la progression de l'espèce. L'éradication totale de la violence semble impossible. Mais nous pouvons tous, à notre niveau, la combattre au quotidien et en diminuer la fréquence. Pour commencer, il faut garder à l'esprit que la violence n'est que l'expression extrême de sa propre passivité et de son impuissance. Elle n'est jamais la solution à un problème, mais toujours un engrenage à long terme. Les gens créatifs ayant la capacité de trouver des solutions plurielles à leurs problèmes ne deviennent jamais violents.
Si vous êtes impulsif ( ou impulsive), faites donc un travail personnel sur la gestion de vos émotions. Et retenez bien la règle des trois R: respect de soi, respect de l'autre, respect de ses responsabilités. Lorsqu'on adhère à cette règle d'or, la violence n'est plus de mise.
Après l'apprentissage de la frustration, la palette des émotions apprises n'est pas encore complète. Les émotions qu'il reste à découvrir à l'être humain sont liées aux positions existentielles inégalitaires du type dominant/dominé où la personne se sent inférieure ou supérieure à son interlocuteur. Pour Eric Berne, le créateur de l'Analyse transactionnelle, l'enfant naît "OK", c'est-à-dire dans une position de vie égalitaire où tout le monde a de la valeur en tant qu'être humain, lui autant que son entourage. Avez-vous eu l'occasion d'être touché par cette prédisposition enfantine à accepter les gens tels qu'ils sont sans les juger? Elle est si émouvante! C'est encore une fois l'éducation qui va amener l'enfant à croire que'il ya des gens plus OK que d'autres, que lui-même "vaut" plus ou moins que telle ou telle personne. Quand l'enfant se sentira inférieur, il apprendra à ressentir de la honte, de l'admiration, de l'envie ou de la jalousie. Quand il se sentira supérieur, il découvrira le mépris et la moquerie et plus tard la pitié. Dans certains cas extrêmes, lorsqu'on a fait croire à l'enfant que personne n'est OK, ni lui ni les autres humains , son comportement ne sera plus que destructeur et ses émotions se réduiront à la dépression, au découragement, à la haine et à l'indifférence pour lui-même comme pour ceux qui voudront lui venir en aide.
Avec l'apprentissage de ces dernières émotions, la palette est cette fois complète:
- Joie, colère, tristesse, peur, les émotions innées.
- Honte, culpabilité, frustration, envie et jalousie, admiration, mépris et pitié, les émotions apprises au travers des relations humaines.
- Et l'angoisse, ce mal-être indifférencié, ciment du refoulement émotionnel.
Comment gérer tout cela?
Par une remise en question importante avec une envie de se libérer de tous ces liens oppressants... par un développement personnel aidé d'un coach qui vous donnera toutes les cléfs afin d'ouvrir les portes!