A quoi sert la tristesse?
La tristesse est bien ce sentiment concomitant à l'obnubilation par rapport à une personne. Elle implique un mouvement de retrait, de repli sur soi pour aller en soi-même.
Au risque de vous surprendre, la tristesse est une très bonne chose, car elle favorise une retructuration de la vie en fonction de cette perte. C'est un sentiment qui résulte et participe au processus de deuil.
La tristesse est tourné vers le passé: la perte à laquelle la personne fait face a déjà eu lieu. Une tristesse par rapport à l'avenir serait un sentiment trafiqué.
Le deuil et ses étapes correspondent au processus de cicatrisation psychologique. Il est inscrit en nous dès la naissance, et si nous le laissons s'accomplir, la vie continue sous une nouvelle forme, nous nous adaptons à une perte d'objet ou de personne.
Le prix à payer est le passage par une certaine souffrance, une certaine tristesse et nous n'aimons pas cela. Nous sommes très tenté d'éviter la souffrance mais, dans ce cas, nous entravons le processus naturel du deuil.
Notre vie commence par un deuil, celui de l'utérus de notre mère où nous étions nourri, logé, au chaud. Lorsque nous entrons dans la vie, nous devons nous adapter à la température, à la respiration, à l'alimentation et plein d'autres choses. Nous pouvons faire l'hypothèse que nous étions attachés à notre vie "in utero". Par la naissance, nous nous en séparons et nous devons donc en faire le deuil.
Il n'y a pas de vie sans attachement, ni attachement sans séparation, pas de séparaton sans deuil pour surmonter la souffrance consécutive à la perte d'objet. Le coté souffrance ne nous arrangeant pas, nous sommes tentés de nier la réalité, plutôt sur de sentir la douleur de la séparation. Nous cherchons à mettre un substitut à la place, au risque de nous réfugier dans le travail, le tabac, la drogue, la soif de pouvoir, d'argent...
Ces substituent mènent à l impasse. Mieux vaut affronter la séparation et la part de souffrance qui va avec la perte. En tentant d'y échapper, nous risquons l'infection.
Voici les phases repérables du processus de deuil:
- 1ère étape: le déni (ce n'est pas possible, ce n'est pas vrai..)
- 2ème étape: la révolte, la colère, la prostestation ( pourquoi est-ce à moi que ça arrive? ce n'est pas juste! qu'ai-je donc fait? que n'ai je pas fait? )
- 3étape: la peur (comment vais-je faire? qu'est ce que va (m') arriver?
- 4ème étape: le marchandage (si je fais ça comme ça peut etre ça ira mieux... )
- 5ème étape: la tristesse (pseudo depression car nous savons de quoi nous souffrons..)
- 6ème étape: l'acceptation (quand nous en sommes là, nous arrivons à la phase de maturité...)
Elles peuvent varier de personne à personne mais en général, ces phases sont bien présentes. SI vous voulez aller plus en profondeur dans ces mêmes phases, n'hésitez pas à me contacter.