LE STRESS

 

Le stress est un mot qui inquiète et pourtant son sens premier désigne la réaction de l'organisme à une agression quelconques, non spécifique. Il représente donc une réaction indispensable à la survie.

Face à une situation stressante, le corps fabrique de nombreuses molécules qui ont notamment pour fonction de préparer l'organisme aux réactions génétiquement déterminées, innées, que sont la fuite ou l'attaque...

Mais au cours des années, il y a eu un glissement sémantique, le mot stress est venu désigner la cause et non plus seulement l'effet, et on utilise pour parler de toutes les "agressions" susceptibles de déstabiliser l'organisme, qu'elles soient physiques ou psychiques. Actuellement, dans le langage courant, le mot stress désigne l'agent responsable, la réaction à cet agent et l'état de celui qui y réagit. Pour plus de clarté, il convient d'utiliser le mot stress pour désigner la réaction de l'organisme.

Le stress est donc un processus physiologique. Mais les capacités d'adaptation, soit par la virulence de l'agent stressant, soit par le terrain sur lequel il se manifeste ou le moment où il surgit, peuvent être submergées et le stress peut alors devenir "pathogène". C'est alors l'excès de réaction de l'organisme qui devient nuisible.

Les conséquences pathologiques du stress diversifiées et se situent tant au plan organique que psychologique. Il a ainsi été montré que certains vécus traumatiques peuvent diminuer les capacités immunitaires pendant plusieurs mois, pendant l'organisme plus vulnérable aux infections et aux processus tumoraux.

En réalité, c'est plus la manière dont le sujet perçoit la situation stressante que la situation elle-même qui détermine la réaction de l'organisme, une même situation ou un même événement ne provoquant pas les mêmes réactions chez tout le monde. Ce n'est donc pas la réalité du contrôle que peut avoir l'individu sur la situation, mais son sentiment de contrôle qui est le facteur essentiel de la réduction du niveau de stress. De nombreux travaux ont en effet révélé les gens qui existent entre le sentiment de contrôle que ressent l'individu et le stress qu'il perçoit.

Et c'est bien cet aspect qui permet de réduire les conséquences de l'excès de stress, en développant des outils d'adaptation qu'on appelle "coping", du verbe anglais "to cope" qui signifie faire face.

Cette stratégie de contrôle a pour objectif le changement soit de la situation menaçante, lorsque c'est possible, soit dee l'appréciation sujbective que le sujet en a (son point de vue), soit de l'émotion associée  à la situation de menace.

La situation pouvant être rarement être changée, il convient d'agie sur les deux autres leviers: l'appréciation subjective ou l'émotion. Changer l'appréciation subjective revient à changer le point de vue, donc à effectuer ce qu'on appelle un recadrage (c'est la bouteille à vue moitié pleine et plutôt qu'à moitié vide). Changer l'émotion (retrouver plus de calme, de sérénité par exemple) revient à augmenter le sentiment de contrôle.